aide Etat pour Rénovation

Rénovation : panorama des aides à saisir en 2025 !

Dans la continuité de sa politique énergétique, l’État français a renouvelé son soutien à la rénovation thermique des logements. Comment ? En débloquant une enveloppe considérable de 4,4 milliards d’euros pour l’année en cours. À la clé : le financement potentiel de 100 000 rénovations globales et 250 000 interventions ciblées. Faisons le point sur les mécanismes disponibles et leurs récentes modifications pour vous permettre d’optimiser le budget de vos futurs travaux.

Les deux volets de MaPrimeRénov’ cette année

Vous l’ignoriez peut-être, mais MaPrimeRénov’ se décline en deux formules bien distinctes, chacune répondant à des besoins spécifiques. D’un côté, « MaPrimeRénov’ Parcours accompagné » cible les rénovations d’envergure. Il s’agit de projets combinant plusieurs interventions pour métamorphoser véritablement l’efficacité énergétique de votre habitat.

De l’autre côté, « MaPrimeRénov’ Rénovation par geste » s’adresse à ceux qui privilégient une approche progressive : remplacer une chaudière vétuste, isoler des combles, ou encore repenser l’isolation d’un mur extérieur.

Bonne nouvelle pour les propriétaires de logements énergivores : malgré les rumeurs laissant présager le contraire, les habitations classées F et G (communément appelées « passoires thermiques ») demeurent éligibles au parcours par geste jusqu’à la fin décembre 2025. Si vous avez besoin de l’aide d’un pro pour votre rénovation, rendez-vous sur cette page !

Quelles conditions remplir pour accéder à ces aides ?

Premier point à vérifier : l’âge de votre bien. En métropole, seuls les logements de plus de 15 ans peuvent prétendre à ces dispositifs. Toutefois, une dérogation existe lorsqu’il s’agit de remplacer une chaudière au fioul — dans ce cas précis, un logement de seulement 2 ans d’ancienneté suffit.

Qu’en est-il du statut d’occupation ? Propriétaires occupants comme bailleurs sont concernés, à condition de prendre certains engagements. Pour les premiers, il faudra habiter le logement au moins 8 mois par an pendant trois années consécutives. Les seconds devront le mettre en location en tant que résidence principale durant 6 ans minimum.

Par ailleurs, n’oubliez pas le critère fondamental : chaque intervention doit être confiée à un artisan détenteur de la certification RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). Cette exigence n’est pas négociable et garantit un niveau minimal de qualité dans la réalisation des travaux.

Combien pouvez-vous espérer recevoir ?

La générosité de MaPrimeRénov’ Parcours accompagné varie considérablement selon votre situation. Le taux de financement oscille entre 10 % et 90 % du coût total des travaux. Deux facteurs entrent en jeu : vos revenus et le gain énergétique obtenu après travaux. Dans les cas les plus favorables, l’aide peut atteindre 63 000 euros — sachant que le montant des travaux pris en compte est plafonné à 70 000 euros.

Le volet « par geste » fonctionne différemment. Ici, place aux forfaits ! Prenons l’exemple d’une chaudière à granulés : son installation pourrait vous rapporter entre 2 100 et 5 000 euros d’aide, en fonction de vos ressources. Attention toutefois au plafond cumulatif : impossible de dépasser 20 000 euros d’aides sur une période glissante de cinq ans.

Pour s’y retrouver plus facilement, l’administration a établi un code couleur reflétant les différentes catégories de revenus : bleu pour les foyers très modestes, jaune pour les modestes, violet pour les intermédiaires, et rose pour les revenus supérieurs.

Ce qui a changé depuis janvier 2025

L’année 2025 a apporté son lot de modifications au régime des aides à la rénovation. Premier constat : les forfaits destinés aux équipements fonctionnant avec des énergies renouvelables issues de la biomasse ont subi une cure d’amaigrissement. En moyenne, ils ont fondu de 30 % — un coup dur pour les adeptes du chauffage au bois.

Les ménages aisés ne sont pas épargnés non plus. Pour ceux classés dans la catégorie « revenus supérieurs », le Parcours accompagné s’avère nettement moins avantageux qu’auparavant. Jugez plutôt : le taux de subvention pour un gain de 2 classes DPE chute de 30 % à seulement 10 %. Pour 3 classes gagnées, on passe de 35 % à 15 %. Même les rénovations les plus ambitieuses (gain de 4 classes ou plus) voient leur taux réduit de 35 % à 20 %.

Autre changement notable : les chaudières à gaz ne bénéficient plus d’aucun soutien financier dans les copropriétés. Une mesure tempérée par une période transitoire pour les projets déjà engagés : si le vote en assemblée générale est intervenu avant le 30 juin 2025, vous pouvez encore prétendre à l’aide, sous réserve de déposer votre dossier avant fin septembre 2025.

Publications similaires